PARTENARIAT CAMEROUN–CAFI : LE PCIM VEUT TRANSFORMER QUATRE PROJETS EN UNE CAUSE COMMUNE
PARTENARIAT CAMEROUN–CAFI : LE PCIM VEUT TRANSFORMER QUATRE PROJETS EN UNE CAUSE COMMUNE
C’est ce qui ressort à l’issu de l’atelier tenu du 6 au 10 octobre 2026 dernier, à Ebolowa, auquel la Présidente du Centre d’Etudes et de Recherches pour l’environnement et le Développement (CERED) a personnellement pris part. Le Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), à travers le Projet d’Appui à la Coordination Intersectorielle et Multi-niveaux (PCIM), a réuni les parties prenantes du Partenariat Cameroun–Initiative pour les forêts de l’Afrique centrale (CAFI) pour examiner et enrichir l’état des lieux et le diagnostic de sa communication. Objectif : donner une voix cohérente à un portefeuille de projets engagé dans la transformation verte du Cameroun, mesurer sa notoriété et rapprocher son action des populations.
Au cœur de l’atelier, une question résume le défi : comment passer d’une addition de projets à une cause commune ? Le portefeuille pilote regroupe quatre interventions complémentaires. Le PCIM soutient la coordination intersectorielle et multi-niveaux, le dialogue politique et le suivi de la mise en œuvre. Complémentarité. Or, le diagnostic relève des difficultés de cohérence des messages, l’insuffisance de certains contenus, des canaux qui ne touchent pas tous les publics et un besoin de coordination renforcée.
L’enjeu dépasse donc la promotion institutionnelle. Il s’agit de construire une identité commune, de montrer les résultats sur le terrain et de faire comprendre comment les actions sectorielles contribuent à une même ambition de développement durable.
Les travaux ont également porté sur la ligne de base destinée à mesurer la notoriété, la perception et l’appropriation du partenariat.
Une communication à organiser, financer et rapprocher des territoires
Le diagnostic attire également l’attention sur les moyens et les mécanismes de coordination. L’examen des documents des projets a permis d’identifier 545 258 dollars américains de lignes explicitement consacrées à la communication, soit environ 0,82 % d’un portefeuille évalué à 66,15 millions de dollars. Ces montants correspondent aux lignes recensées dans les documents étudiés et ne constituent pas un relevé exhaustif de toutes les dépenses effectivement engagées. Cette photographie budgétaire met en évidence la nécessité de mieux articuler les ressources, les responsabilités et les priorités entre les projets. Sans cadre commun, les messages risquent de se fragmenter ; sans moyens adaptés, la communication de proximité demeure difficile à déployer. Les thématiques examinées à Ebolowa couvrent la gouvernance forestière, le climat, les chaînes de valeur durables, la transition agro écologique, l’aménagement du territoire, les paiements pour services environnementaux et la coopération Cameroun–CAFI. Elles intègrent aussi des dimensions transversales essentielles : genre, inclusion, peuples autochtones, sauvegardes, suivi-évaluation et mécanismes de recours. L’objectif est de relier ces sujets parfois techniques aux préoccupations concrètes des populations : revenus agricoles, gestion des terres, accès aux infrastructures, emplois et préservation des ressources naturelles. Radios communautaires, autorités traditionnelles, collectivités territoriales, société civile et langues locales peuvent contribuer à cette proximité, en complément des médias nationaux et des outils numériques.
À Ebolowa, le diagnostic de communication prolonge donc cette ambition : faire converger les interventions, rendre les résultats plus lisibles et renforcer l’appropriation du partenariat par les populations.




